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<strong>Bientôt la fin des pubs dans nos boîtes aux lettres ?</strong>

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Bientôt la fin des pubs dans nos boîtes aux lettres ?

Depuis le 1er septembre 2022, 14 communes testent ”OUI PUB”, un dispositif destiné à mettre fin à la distribution de publicité dans les boîtes aux lettres. Après 3 ans d’expérimentation, cette initiative, si elle est concluante, pourrait être généralisée à toutes les boîtes aux lettres du pays.

Un outil anti-gaspillage

Si, sur un plan individuel, le trop plein de nos boîtes aux lettres, surtout en période de fêtes, constitue un véritable désagrément, les 900 000 tonnes imprimées chaque année sont un gigantesque gaspillage anti-écologique en même temps qu’un casse-tête pour la collecte et le traitement de ces déchets. De plus, beaucoup de ces imprimés publicitaires sont jetés sans même être lus.

Pour mémoire, l’autocollant ”Stop Pub” avait été créé en 2004 pour que les citoyens manifestent leur refus de recevoir des prospectus publicitaires. On estime qu’un tiers des boîtes a ainsi refusé ces imprimés.

Mais la loi Climat et Résilience de 2021 a instauré une obligation du consentement des ménages. Avec ”Oui Pub”, ce dernier accepte explicitement de recevoir des publicités dans sa boîte aux lettres. Quatorze communes ou communautés de communes ont candidaté pour participer à cette expérimentation qui prendra fin le 30 avril 2025. Les autocollants sont fournis gratuitement par les Mairies qui ont prévu d’en produire pour 25% de leurs foyers.

C’est en tirant les leçons de ce test grandeur nature que l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) qui supervise l’opération, recommandera ou non de généraliser ”Oui Pub”, à toutes les boîtes aux lettres françaises.

La fin des prospectus papier

Selon une enquête d’OpinionWay, les Français restent attachés aux prospectus et catalogues puisqu’ils sont 67% à la juger comme utiles même s’ils sont 71% à se déclarer prêts à consulter les catalogues publicitaires en ligne si les versions papier sont interdites.

La grande distribution, principale émettrice de ces documents publicitaires distribués en boîtes aux lettres, est prête à renoncer aux prospectus et catalogues pour privilégier la communication digitale de plus en plus personnalisée.

Après Monoprix, Franprix et Cora, Michel-Edouard Leclerc vient d’annoncer que les magasins du même nom ne distribueront plus de prospectus papier et ce, à partir de septembre 2023. Un exemple que l’ensemble de la profession ne devrait pas tarder à suivre.

Il n’en reste pas moins que cette réglementation à venir ne fera pas la différence entre les tracts publicitaires et les supports d’informations proposés notamment par les agences immobilières du quartier très appréciés par 73% des destinataires.

Quand La Grandière Immobilier publiait sa ”Chronique”, les habitants du 16ème se plaignaient parfois de ne pas recevoir, dans leur boîte, ce journal gratuit qui leur permettait d’apprécier la valeur de leur patrimoine par rapport aux biens proposés.

Les sempiternelles modifications des réglementations sur l’immobilier étaient également les rubriques les plus consultées par les propriétaires du quartier.

Dommage que ces publications utiles soient assimilées au flot ininterrompu des prospectus de la grande distribution.

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